Agility Robotics dévoile Digit 5, son premier robot véritablement humanoïde. Conçu pour travailler en toute sécurité aux côtés des humains à grande échelle. Et si c’était lui ?
Le robot Digit était déjà une référence mondiale de la robotique agile. Bien que qualifié d”humanoïde” pour sa capacité à travailler dans des espaces conçus pour l’humain, sa structure et son agilité provenait directement d’une inspiration animaloïde. Notamment aviaire).
Avec son nouveau Digit 5, Agility Robotics franchit une nouvelle étape dans sa stratégie. Il ne s’agit plus seulement de démontrer qu’un humanoïde sait marcher et manipuler des objets.
Le point clé de cette nouvelle itération du fameux robot est la sécurité collaborative. Digit 5 est conçu pour détecter la présence humaine. Et adapter son comportement. Avec notamment des systèmes de perception, des signaux visuels et sonores et un contrôleur de sécurité indépendant.
Mais Agility travaille aussi sur les conditions concrètes d’une exploitation industrielle :
• charge utile portée à environ 23 kg ;
• portée maximale de 2,20 m ;
• recharge annoncée en seulement 9 minutes ;
• préhenseurs interchangeables ;
• intégration avec les AMR, convoyeurs et systèmes de gestion industriels ;
• supervision des flottes via une plateforme logicielle.
Déja 65 000 heures d’exploitation
Surtout, Agility revendique déjà plus de 65 000 heures d’exploitation de Digit. Dans des environnements industriels et logistiques.
C’est peut-être là que se situe le véritable changement de phase pour les humanoïdes.
La question n’est plus seulement : « Un humanoïde peut-il faire cette tâche ? ».
Elle devient : « Peut-il faire cette tâche des milliers d’heures, en sécurité, au même endroit que les salariés, et s’intégrer dans une organisation industrielle existante ? »
L’objectif est clair : passer du robot démonstrateur au robot industriel déployé en flotte.
Et dans cette perspective, l’humanoïde ne devrait pas remplacer les robots industriels spécialisés, les cobots ou les AMR. Il pourrait plutôt venir occuper l’espace entre eux, en apportant ce qui manque encore à l’automatisation : la polyvalence dans un environnement conçu pour l’homme.



