Le 2 septembre dernier, Agile Robots ouvrait pour la première fois les portes de ses laboratoires et de ses sites de production à un groupe restreint de médias internationaux dont Planète Robots, à l’occasion de son Physical AI Media Day 2026.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette immersion « dans les coulisses » de l’entreprise fondée par Zhaopeng Chen a largement dépassé nos attentes : à notre connaissance, jamais encore en Europe une entreprise de robotique ne nous avait autant donné à voir, avec un tel degré de profondeur et de transparence, l’envers du décor de la Physical AI.
Le mot d’ordre de la journée : pour comprendre la Physical AI, rien ne vaut le fait de la voir en action.
Ici, on parle moins de robots qui exécutent une séquence parfaitement programmée que de machines capables de percevoir leur environnement, interpréter une situation, apprendre et agir dans le monde physique.
Première rencontre – et pas des moindres – au siège de l’entreprise avec Agile ONE, son robot humanoïde. Le voir évoluer dans les laboratoires donne une autre dimension aux annonces et aux vidéos que l’on peut habituellement observer à distance.
La Physical AI est en train de prendre forme
Direction ensuite Fürstenfeldbruck, où Agile ONE est fabriqué. Une étape particulièrement saisissante, car elle permet de passer de la démonstration technologique à une question beaucoup plus concrète : comment industrialiser ces machines ?
Autre découverte : la Robots Academy et tout le travail réalisé autour des données. Car derrière chaque démonstration impressionnante, il y a une réalité beaucoup moins spectaculaire mais essentielle : collecter, structurer et préparer les données qui permettront aux modèles de Physical AI d’apprendre.
Toute la journée, dans les laboratoires, les démonstrations se sont succédées, avec des robots autonomes pilotés par l’IA réalisant des tâches industrielles concrètes.
Et c’est probablement l’un des points qui interpellent le plus aujourd’hui : la difficulté n’est plus seulement de faire faire quelque chose à un robot, c’est de lui permettre de comprendre quoi faire lorsque le monde autour de lui ne se comporte pas exactement comme prévu.
À l’arrivée, une journée technique, surtout révélatrice d’un changement de paradigme.
À l’heure où l’IA générative est sur toutes les lèvres, la prochaine étape pourrait être différente : des IA capables d’agir sur le monde réel.
Et lorsqu’on voit aujourd’hui les robots, les laboratoires, les données et les chaînes de production réunis au même endroit, la Physical AI paraît soudain beaucoup moins théorique; elle est déjà en train de prendre forme.
Agile Robots en fait la preuve éclatante.



