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Le jeu d’échecs, véritable préconfigurateur de l’IA

Le jeu d’échecs, véritable préconfigurateur de l’IA
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Alain Bensoussan consacre sa dernière chronique de droit des robots, parue dans le numéro 69 de Planète Robots, aux rapports qu’entretiennent l’IA et le jeu d’échecs, “véritable préconfigurateur de la mixité homme-robot”.

Le jeu d’échecs, bac-à-sable de l’IA

Alain Bensoussan, avocat au barreau de Paris et directeur de publication, consacre dans chaque numéro de Planète Robots un chronique sur le droit des robots. Sa dernière chronique porte sur les apports du jeu d’échecs à l’IA, et son corollaire : la suprématie actuelle de la machine sur l’homme. Selon l’avocat, les problèmes soulevés par “l’explicabilité” du machine learning, impliquent de conférer aux robots une personnalité juridique autonome.

En effet, dès les années 50, le jeu d’échecs a inspiré les premières recherches sur l’automatisation des processus de décision. Et donc certaines fonctionnalités des intelligences artificielles. Depuis la défaite de Garry Kasparov face au superordinateur Deep Blue en 1997, on sait que la machine est plus forte que l’homme aux échecs. C’est pourquoi la compétition s’est peu à peu déportée sur le terrain de l’affrontement entre IA.

L’opacité du machine learning

Aujourd’hui, les décisions humaines sont de plus en plus dépendantes de l’IA, à telle enseigne qu’on peut y voir “un véritable préconfigurateur de la mixité homme-robot“, selon les mots d’Alain Bensoussan. Or, ces progrès en matière de machine learning ne vont pas sans soulever quelques inquiétudes.

Le machine learning permet aux IA d’apprendre par elles-mêmes, à partir de données qui ne nécessitent pas de programmation explicite. C’est pourquoi les difficultés éprouvées à comprendre et à vulgariser le comportement de ces “réseaux de neurones” constitue un point faible à leur admissibilité.

Une personnalité juridique pour les robots

C’est le fameux problème de la “boîte noire”, souligné par le député Cédric Villani. Selon lui, il s’agit de promouvoir “l’explicabilité” de l’intelligence artificielle en vue de la démystifier auprès du grand public.

Les progrès en matière d’autonomie des robots connaissent une nette accélération ces dernières années. L’IA peut désormais réagir à un certain degré d’imprévu, mais aussi interagir de façon autonome avec des tiers. C’est pourquoi les robots doivent se voir conférer une personnalité juridique autonome. Une affirmation qui relève de l’évidence à mesure que les robots sont dotés d’une intelligence de moins en moins “faible”.

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Antoine Fabre

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