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Le télescope James Webb a atteint son orbite finale

Le télescope James Webb a atteint son orbite finale
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Le télescope spatial James Webb de la NASA a atteint son orbite finale le 25 janvier dernier. Repoussant les limites des meilleurs télescopes terrestres, il a notamment pour mission d’observer “l’Univers primordial”.

James Webb en quête de l’Univers primordial

Le 25 décembre dernier, le télescope James Webb démarrait son voyage à travers l’espace pour s’installer un mois plus tard sur son orbite finale, localisé au deuxième point de Lagrange Soleil-Terre, dit L2. Ce point gravitationnellement stable voit ainsi la gravité du Soleil et de la Terre s’annuler.

L’équipe qui coordonne la mission attend désormais que les instruments du télescope refroidissent avant de commencer ses observations. Mais il faudra encore prendre son mal en patience : il reste encore cinq longs mois d’attente avant que les premières images exploitables du télescope ne soient diffusées.

La mission principale de Webb sera d’assister à la naissance des premières étoiles et galaxies de l’ “Univers primordial”. La très faible lumière de ces galaxies, nées il y a environ 13 milliard d’années (lors de la création de l’univers) voyage depuis les zones de l’espace les plus reculées.

(c) NASA

“Décalage vers le rouge cosmique”

Cette lumière s’étire en raison de l’expansion globale de l’Univers, dans un processus que les astronomes appellent “décalage vers le rouge” cosmique.

Cet étirement signifie que ce qui a débuté, il y a 13 milliards d’années, par un rayonnement ultraviolet extrêmement énergétique provenant d’étoiles jeunes, chaudes et massives sera reçu par Webb sous forme de lumière infrarouge. C’est pourquoi ses miroirs de 6 mètres de large contiennent d’importantes quantités d’or, ce matériau étant l’un des meilleurs réflecteurs de la lumière infrarouge.

Depuis son orbite, James Webb est jusqu’à un million de fois plus sensible que les télescopes au sol. Pour ces derniers, en effet, la lumière des galaxies lointaines demeure filtrée par l’émission infrarouge de la propre chaleur atmosphérique de la Terre.

Objectif : Grande Ourse

En raison de limitations technologiques antérieures, nous n’avons que peu de connaissances concernant le premier milliard d’années de l’histoire cosmique. Nous ignorons ainsi quand et comment les premières étoiles se sont formées.

La question demeure complexe car, indique la NASA, les étoiles produisent des éléments lourds lorsqu’elles meurent. Or, ces éléments “polluent” le gaz interstellaire des galaxies et modifient la façon dont ce gaz se comporte pour former les futures générations d’étoiles.

Le télescope se tournera bientôt vers sa première cible : une étoile de la Grande Ourse située à plus de 250 années-lumière de la Terre, baptisée HD 84406.

Située à plus de 250 années-lumière de la Terre, elle partage quelques similitudes avec notre soleil. Elle permettra aux ingénieurs de calibrer le miroir principal du télescope spatial.

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(c) Nasa

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Antoine Fabre