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Des drones pour surveiller l’évolution climatique

Des drones pour surveiller l’évolution climatique
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Des radars sur drones innovants pourraient bientôt être utilisés pour mesurer la profondeur de la neige dans les zones alpines, indiquait l’Université de Canterbury, en Nouvelle-Zélande, le 24 février. Objectif affiché : aider à prévoir le risque d’avalanche et à surveiller les impacts du changement climatique.

Des drones pour mesure la fonte des neiges

Après la recherche sur les drones modulables, des drones pour observer le changement climatique ? L’Université de Canterbury est à l’origine de cette technologie, qui utilise des radars à neige minuscules mais puissants montés sur des drones. Annoncé le 24 février dernier, leur technologie

Wolfgang Rack, professeur agrégé à l’école de la Terre et de l’environnement de l’Université, explique que les radars envoient des signaux au sol. Ces derniers rebondissent en fournissant des informations sur l’épaisseur de la neige située en dessous. Combiné avec l’imagerie satellite, cela permet la génération de cartes 3D de la charge de neige.

“Les données fournies par cette technologie, précises à quelques centimètres près, pourraient être utilisées par les domaines skiables. Elles pourraient aider à prévoir le risque d’avalanche et à évaluer la sécurité des voies d’accès en montagne. Elles permettraient également d’évaluer l’évolution des chutes de neige sur les glaciers, trouvez les zones les plus sûres pour skier et fournir des informations sur la fonte des neiges pour la production d’énergie hydroélectrique”, explique le professeur agrégé.

“Le monde perd de la neige à un rythme record”

Un prototype de radar de drone, déjà développé par l’équipe, a fait l’objet de tests au cours des cinq dernières années en neige peu profonde sur la banquise antarctique. L’équipe conduit ces recherches dans le cadre d’un projet financé par le ministère de l’Entreprise, de l’Innovation et de l’Emploi (MBIE). Le professeur Wolfgang Rack et son équipe travaillent actuellement à améliorer cette technologie afin de l’adapter à l’environnement alpin néo-zélandais.

“Le monde perd de la neige à un rythme record et nous avons besoin de données sur la neige pour gérer ces changements dans nos secteurs du tourisme, des loisirs et de l’hydrologie. Nous pensons que la technologie que nous avons utilisée en Antarctique est en mesure de fournir des informations très précises sur la profondeur de la neige dans les régions alpines. En utilisant des radars légers mais puissants qui peuvent être montés sur un drone ou un hélicoptère”, explique t-il..

“C’est plus difficile en Nouvelle-Zélande car la neige est plus chaude ici qu’en Antarctique. La fonte de l’eau dans la neige rend donc la mesure plus difficile. Mais nous restons convaincus que nous pouvons proposer une nouvelle antenne radar avec suffisamment d’énergie pour transmettre plus profondément dans une neige plus chaude. Ce qui la rendrait plus efficace et polyvalente pour les conditions difficiles de la Nouvelle-Zélande.”

La porte d’entrée des recherches en Antarctique

L’équipe travaille actuellement sur des plans détaillés pour un prototype de nouvelle antenne. Ils opèrent également des ajustements au logiciel qui contrôle son système radar. Selon Wolfgang Rack, le prototype final est en cours de développement et devrait voler avant la fin de l’hiver.

Selon le professeur, l’emplacement de Christchurch en tant que ville porte d’entrée des opérations de recherche en Antarctique et en tant que centre de tourisme alpin rend la recherche radar aéroportée encore plus pertinente.

“La valeur commerciale des opérations en Antarctique en 2016 s’estime à 240 millions de dollars par an pour Christchurch et Canterbury, liée à 3700 emplois. Et la valeur du tourisme alpin pour Christchurch est probablement similaire, voire supérieure”, indique t-il. Et de conclure : “nous espérons que notre projet sera bénéfique à ces deux secteurs.”

© University of Canterbury

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Equipe rédactionelle